Popyy Wyatt est un sacré numéro. Allo c’est le Kinsella nouveau !

Sophie Kinsella, l’auteure accro au succès, est revenue en mai dernier, avec un nouvel opus et une nouvelle héroïne : Poppy Wyatt. Celle-ci n’est pas accro au shopping comme Becky Bloomwood, pas accro au mensonge comme Emma, pas accro au boulot comme Samantha. Non, Poppy est accro à son portable ! Et moi,  je suis accro à l’humour de Sophie Kinsella !  

Je l’ai lu pour vous et je vous dis tout

Au cours d’une soirée entre copines, Poppy perd sa bague de fiançailles, une grosse émeraude qui est dans  famille de son fiancé Magnus depuis plusieurs générations. Là-dessus, elle se fait voler son téléphone! Par miracle, elle découvre un smartphone en état de marche dans une poubelle et s’en empare ! Mais ce portable appartient à l’assistante d’un dénommé Sam Roxton….

J’avoue que la mise en bouche est un peu lourde à digérer. L’auteure nous fait passer par un enchainement d’invraisemblances pour retirer à son héroïne à la fois sa bague et son portable. Au cours d’une même soirée, il y a une alerte incendie, la bague disparait, Poppy se fait voler son portable, elle trouve un téléphone dans une poubelle et convainc le propriétaire de le lui prêter ! Hum… Mais une fois que tout est en place, la magie Kinsella recommence à opérer…

Oh oui !

Kinsella campe son personnage féminin à grands traits, une touche d’humour, une touche d’émotion, et Poppy se tient devant nous, avec sa fragilité, son complexe social, sa volonté de bien faire, sa générosité, sa curiosité maladive, sa manie de mettre des tonnes de bizzzz à la fin de ses textos, sa facilité à prendre les mauvaises décisions, sa faculté à se mettre dans des situations embarrassantes. Certes, Poppy ressemble à Becky, à Emma, à Lexy … (et toutes les héroïnes de Sophie Kinsella), mais elle nous ressemble aussi un peu à nous toutes, en beaucoup plus drôle ! Et on rit !  (Ah la scène du télégramme chantant !)

Ce n’est pas tant l’histoire de la bague perdue qui est intéressante, que celle du téléphone trouvé, qui s’écrit à coup de textos.  Ce portable appartient à l’ancienne assistante personnelle de Sam Roxton, jeune homme froid et autoritaire à la tête d’un gros cabinet de communication d’entreprise.  Bon gré mal gré, Sam et Poppy devront faire portable commun et, de mail en SMS, de MMS en coup de fil, apprendront à se connaitre… tout en déjouant les plans machiavéliques de leurs entourages respectifs.  J’ai trouvé cette idée de portable commun (considéré aujourd’hui comme l’objet le plus personnel qui soit, un véritable journal intime, le miroir parfait de notre moi-profond) originale et franchement romantique !

Oh non !

On est en terrain connu, voire très/trop connu, pour celles qui ont l’habitude de fréquenter les romans de Kinsella. L’héroïne est parfois naïve jusqu’à la bêtise, son bon cœur lui joue des tours pendables, elle se met dans des situations improbables dont elle se sort à coup de miracles…  Bref le schéma romanesque peut sembler parfois un peu répétitif et le manque de discernement de Poppy assez consternant.

Est-ce que le mâle fait mal ?
Dès sa première apparition dans son costume sombre, avec ses cheveux noir ébouriffés, on se dit que Sam Roxton est bien sexy ! Dans le genre beau gosse, ce jeune homme d’affaires brillant et débordé est parfait… Alors quand il se met à jouer  les Sherlock Holmes pour les beaux yeux de Poppy, il est craquant !

On le lit ou pas ?

Si vous voulez passer un bon moment avec une comédie romantique prenante et ficelée de main de maître, je dis oui !

Poppy Wyatt est un sacré numéro (You’ve got my number)
Sophie Kinsella
Editions Belfond pour la traduction française
421 pages
Paru le 2 mai 2013

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