Comment voler un million de dollars de W. Wyler avec Audrey Hepburn et Peter O’Toole

La chaine OCS Géant propose actuellement une sélection de 11 films avec Audrey Hepburn pour voir et revoir la délicieuse star dans tous ses états. J’en ai profité pour découvrir une perle de 1966  : « Comment voler un million de Dollars » de William Wyler.
C’est le troisième film de Hepburn avec Wyler (après Vacances Romaines en 1953  et La Rumeur en 1961) et son sixième à Paris, après Sabrina, Ariane, Drôle de frimousse, Charade et Deux têtes folles. Dans cette nouvelle comédie romantique, elle donne la réplique à Peter O’Toole.

Je l’ai vu pour vous et je vous dis tout.

Les paupières pailletées d'Audrey Hepburn sous son loup de dentelle noire... un des délices du film

Charles Bonnet est un collectionneur français réputé, doté d’une fille ravissante, Nicole (Audrey Hepburn).  C’est également un faussaire de génie qui passe son temps à reproduire des Van Gogh et des Rembrandt dans son atelier clandestin. Sa collection attise d’ailleurs la curiosité d’un cambrioleur aux yeux bleus, fin connaisseur de peinture, Simon Dermott  (Peter O’Toole), qui tente de dérober un  Van Gogh.  Nicole le surprend mais ne le dénonce pas, et pour cause… le tableau est un faux ! C’est alors que le directeur d’un grand musée parisien demande à Charles Bonnet de prêter sa fameuse Vénus de Cellini,  une statuette dans la famille depuis des générations. Amusé, Bonnet accepte, mais s’en mord les doigts quand il apprend que la statue va être expertisée.  Le Cellini est un faux, jadis exécuté par son grand-père! Pour que la supercherie ne soit pas découverte, Nicole décide de voler la Vénus au musée et sollicite alors l’aide de Simon Dermott … Incapable de résister au charme de la jolie Nicole, celui-ci va imaginer un casse astucieux…
Comment voler un million de dollars
est donc un heist movie, un film de braquage, doublé d’une comédie romantique et d’une réflexion ironique sur l’art.

Oh oui !

Ce film est un petit bijou, sophistiqué, extravagant, bavard, qui m’a enchantée de bout en bout. Les yeux turquoises et le charisme british de Peter O’Toole sont pour beaucoup dans la grâce de ce film à la réalisation étincelante. Sans parler du charme d’Audrey Hepburn, absolument irrésistible dans ses tenues Givenchy. Bourgeois excentriques,  légèrement à côté de la plaque, Charles Bonnet et sa fille Nicole sont irrésistibles de tendresse et d’élégance.  Le film prend une dimension absolument farfelue quand Nicole et Simon Dermott décident d’effectuer le casse du musée, mais réussit néanmoins à tenir la route et nous garder en haleine de bout en bout.

Oh non ?

Oui, j’avoue, l’intrigue est peu crédible, un peu surannée. Et alors ?

Est-ce ce que le mâle fait mal ?

AAAAHHH ! Peter O’Toole, a-t-on déjà vu œil plus bleu, menton plus parfait, sourire aussi tendre ? J’ai craqué. Complètement craqué. O’Toole fait très mal ! Oui !

On y va ou pas ?

Si par bonheur vous avez accès aux chaînes d’Orange (OCS TV), ou si vous êtes abonnés à un site de streaming, ne passez surtout pas à côté de ce délicieux conte amoral et charmant.

Commentaires

  1. C’est un film de charme, comme aujourd’hui Amélie Poulain réalisé comme une carte postale…Celui-ci est d’époque et c’est un Peter O’Toole différent qu’on découvre, loin de son Lawrence d’Arabie fétiche ;)

    Merci du reportage même si je n’ai pas Orange, mais je suis le roi du streaming ! ^^

    Besos Tonie ♥

  2. hollygoli dit :

    Ce film, c’est le premier Hepburn que j’ai vu et je ne m’en suis jamais remise (d’ailleurs quand on voit mon pseudo sur la blogosphère, on comprend très vite … mais ce n’est pas le sujet). J’ai dévoré le reste de sa filmographie et je maintiens que « Breakfast at Tiffany’s » est mon chouchou (même s’il diffère du roman de Truman Capote) bref … revenons à nos moutons.
    C’est un secret pour personne, j’aime les british et O’Toole, s’il avait 25 ans à l’heure à laquelle je commente votre article, je ne dirai pas non (quoique Hugh Dancy reste tout de même mon chouchou). Alors oui le sénar’ est un peu bateau et même bidon par moment mais tant pis, je ris quand même (j’aime les comédies !).
    Quant à ma Audrey (oui elle est pas à moi mais je l’adore), elle est toujours aussi parfaite. Comme vous l’avez dit vous-même, les paillettes et le loup de dentelle … aaaaah j’adhère totalement (et je veux le même !). Bref …
    PS : j’aime toujours autant venir chez vous même si je ne commente pas tout le temps.