L’aubépine Rouge de Ai Mi: le petit livre culte de la jeunesse chinoise.

Désormais toutes mes chroniques sont en vidéo pour un nouveau rendez-vous intitulé
La comédie romantique de la semaine !
Et pour celles et ceux qui préfèrent lire, le texte (plus détaillé) se trouve juste en-dessous !

L'aubépine rougeBonjour et bienvenue sur toniebehar.com !

Cette semaine, la comédie romantique de la semaine est un livre ! Il s’agit de L’aubépine rouge de Ai Mi.
J’avoue, ce n’est pas vraiment une comédie mais plutôt une grande histoire d’amour romantique dans la Chine de Mao.

Écrit sous un pseudo, diffusé clandestinement en Chine sous forme de feuilleton, L’aubépine rouge est rapidement devenu le livre culte de la jeunesse chinoise et s’est vendu à 10 millions d’exemplaires à travers le monde.

Je l’ai lu pour vous
et je vous dis tout

Jin Qiu, a quinze ans. La révolution culturelle de Mao bat son plein. En tant que « jeune instruite », citadine et fille de « bourgeois », Jin Qiu est envoyée à la campagne pour apprendre les vraies valeurs paysannes et prolétariennes.

C’est là qu’elle rencontre Lao San, fils d’un général de l’armée, intelligent, talentueux, aux idées dangereusement contre -révolutionnaires, bourré de charme et de privilèges. Le sentiment amoureux alors considéré comme petit bourgeois, est réprouvé par le régime. Jin Qiu, déjà handicapé par la mauvaise origine sociale de sa famille, doit veiller à garder une réputation sans tache. Pourtant, entre les deux adolescents naîtra un amour fou, d’autant plus puissant qu’il les met en danger…

 Oh oui !

L’aubépine rouge nous transporte dans un autre monde, un autre temps, un autre lieu, aux valeurs totalement inversées par rapport au notre.
Dans les années 70, en Chine, les paroles du grand timonier Mao sont plus sacrées que la bible.  Alors qu’au même moment dans le monde occidental, la révolution sexuelle fait sauter tous les tabous, le régime communiste bat des records de pruderie… et de misogynie.
L’aubépine rouge est une leçon d’histoire et aussi une merveilleuse histoire d’amour. Un amour quasi impossible.

Oh non !

Je me suis surprise parfois à être agacée par ses réactions excessives de Jin Qiu, qui déploie des trésors de mauvaise foi et de dureté pour que personne – et surtout pas Lao San – ne puisse soupçonner l’intensité de ses sentiments. Elles traduisent simplement le traumatisme d’une enfant de quinze ans par rapport à un régime répressif qui a soumis sa mère à l’humiliation d’une critique publique et envoyé son père dans un camp de redressement.
Le contexte de l’aubépine rouge est dur, très dur.

 Est-ce que le Mâle fait mal ?

Oui ! Lao San fait mal, avec son sourire irrésistible, son, son élégance, sa liberté d’esprit. Il bouleverse aussi par sa générosité, et son acharnement à protéger celle qu’il aime malgré elle, malgré tout

On lit ou pas ?

Oui ! Surtout pour sa plongée dans la Chine communiste et l’irrésistible délicatesse du beau Lao San.

 Références

- Dans le genre grand roman chinois ayant pour héroïne une jeune fille confrontée à la révolution chinoise, j’avais adoré le « Palanquin des larmes » de Chow Ching Lie et Georges Walter.

- Pour en savoir plus chez Belfond

- Le roman a été adapté pour le cinéma en 2010 par Zhang Yimou, le réalisateur (entre autres) de « Épouses et concubines ». Titre français : Sous l’aubépine.

Tonie Behar

 

Commentaires

  1. Malherbe dit :

    Franchement, parler de ce livre en disant que c’est une comédie…..

    Rien de drôle dans ce roman triste et douloureux.

  2. Tonie Behar dit :

    Je précise au début de mon billet qu’il ne s’agit pas d’une comédie mais d’une grande histoire d’amour romantique…