New Year’s Eve : un film Cup Cake !

New Year’s Eve est un film Cup cake : américain en diable, girly, sucré, gonflé, crémeux, bien décoré …  

Un cup cake, c’est très beau à regarder, mais c’est un peu écœurant à digérer !
Tel est le paradoxe de ce film.
J’ai effectivement passé un excellent moment à le contempler, assise dans la grande salle du Gaumont Ambassade des Champs Elysées. Mais quand je réfléchis dessus pour le chroniquer… l’enthousiasme retombe (comme un cup cake dégonflé).  

Mais… écoutez ! La musique du générique commence, et on se laisse emporter dans le tourbillon des histoires et la magie de New York  le soir du réveillon !

La gosse boule de Time Square s’élancera-t-elle à temps ?
Sarah Jessica Parker échangera-t-elle ses gros sabots contre une pantoufle de vair?
Sa fille embrassera-t-elle le garçon de ses rêves ?
Quel couple de jeunes parents touchera la prime du premier bébé de l’année ?
Ashton Kutcher et Lea Michel resteront-ils coincés dans l’ascenseur jusqu’à la fin du réveillon ?
Jon Bon Jovi et Katherine Heigl se réconcilieront-ils ? (oh l’horrible le lifting de Bon Jovi ! Il ne sait donc pas qu’un rocker, plus c’est ridé plus c’est sexy ?)
Zac Efron exaucera-t-il tous les souhaits de Michele Pfeiffer ?
Josh Duhamel retrouvera-t-il celle qu’il a rencontrée il y a un an jour pour jour ?
De Niro verra-t-il une dernière fois la boule de Time square ?

Une pincé d’humour par-ci, une bouffée de nostalgie par-là, des bons sentiments à la louche, du romantisme flamboyant, du pathos évidemment, du suspens, des gags, de la magie… on est comme un enfant ébloui  devant les saynètes qui défilent et s’enchaînent, chacune avec sa trouvaille, sa féerie, son sourire ou sa petite larme. La mécanique bien huilée fait mouche à chaque fois.  Ajoutons à cela le plaisir de découvrir  l’interminable casting de stars que l’on reconnait au fur et à mesure comme si on retrouvait de vieux amis… (Les méchantes langues pourront insinuer que ce film n’est qu’un interminable générique tant les scènes sont courtes et les personnages peu fouillés… certes, mais quand il est de qualité, ne boudons pas notre plaisir)

Garry Marshal, l’homme de Pretty Woman et Valentine’s days,   nous offre donc un film délicieux à consommer sur place… sans l’emporter !

Deux ou trois choses à savoir sur  Garry Marshall. (ça peut servir pour briller dans les diners;-) 

Marshall est l’homme de trois grandes idées :
En 1974, il a créé la série Happy Days (et redonné ,à l’Amérique  en pleine guerre du Vietnam,le souvenir de ses jours heureux… dans les années 50)
En 1990, il a réalisé Pretty woman (le plus gros succès au box office de toute la carrière de Julia Roberts)
En 2010, il pique l’idée originale de Richard Cutis, réalisateur et scénariste mythique de Love actually (une série d’histoires entrecroisées autour du jour de Noël, avec un bataillon de stars)  pour décliner le thème sur la saint Valentin et cartonne avec valentine’s Day. En cette fin d’année, il récidive avec New year’s eve !

Si sa santé lui en donne la force, car c’est tout de même un très vieux monsieur, je suis sûre qu’il nous pondra un Indépendance day ou un Thanksgiving ! L’occasion de laisser s’exprimer  à fond sa fibre patriotique (ses deux derniers films offrent quand même des hommages appuyés aux soldats américains. Cf. : le rôle de Julia Roberts, en vaillante capitaine de l’armée américaine dans VD et celui d’Halle Berry en épouse courageuse d’un GI Joe musclé qu’elle embrasse via l’écran de son ordinateur dans NYE)

  • Titre original : New Year’s Eve
  • Réalisation : Garry Marshall
  • Scénario : Katherine Fugate
  • Avec Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Josh Duhamel, Jessica Biel, Jon Bon Jovi, Zac Efron, Lea Michele, Katherine Heigl, Ashton Kutcher, Alyssa Milano, Sarah Jessica Parker,  Hilary Swank, Halle Berry, Hector Elizondo,  James Belushi
  • http://youtu.be/B0TpUWpfs5M

    Commentaires

    1. ladymarlene dit :

      Alors déjà…katherine heighl. Cette nana m’insupporte à un point pas imaginable. Les films américains au casting de stars : la seule réussite, c’est le merveilleux « love actually » qui n’est pas américain mais anglais.

      Donc, échaudée par le guimauve « valentine’s day », je ne dépenserai pas le prix d’un billet pour aller voir ça. Et je ne dirais même pas ce que m’inspire l’hommage à la con aux soldats américains partis pour une guerre inutile (elles le sont toutes mais celle la particulièrement) et meutrière et surtout basée sur le mensonge d’un imbécile avide de revanche.

      Mais comme tout n’est pas mauvais, Tonie, je saute sur l’occasion pour vous dire que j’ai adoré votre « en scène les audacieuses !’ j’ai un tendresse particulière pour la soeur de Déborah…..

    2. Tonie Behar dit :

      Ah Marlène merci pour ce commentaire qui me fait tellement plaisir! je suis très flattée d’avoir reussi à vous plaire car vous n’êtes pas un public facile !! ça ne m’étonne par que vous ayiez apprécié Sandra… elle est assez mordante non ?
      A très bientôt
      Tonie

    3. ladymarlene dit :

      Oh que oui ! Elle est mordante, s’assume totalement mais reste tendre et pleine d’amour pour les personnes qui comptent pour elle ! Tout moi quoi….Néanmoins, Deborah et son coeur trop fragile sous ses allures de déesse carrieriste, Nelly ses complexes et son courage incroyable…non je crois que les aime toutes ! Et je ne vous parle pas de vos personnages masculins…ah, stephen…pour une fan de mick jagger, c’est le rêve !
      Et d’ailleurs comme tu as raison ! Un rocker est bien plus beau avec ses rides ! Que Mick et Keith soient préservés du démon du botox !

    4. luciolerouge dit :

      Je me posais des questions sur ce film. Après avoir lu ton avis, je me dis « allez, une gourmandise sans lendemain ça ne se refuse pas ». Mis de côté pour une soirée girly, hop! :) Merci.

    5. Marlène dit :

      Je l’ai vu et l’ai trouvé assez inégal en fait, ce qui est souvent le cas des film à sketchs (Love Actually restant un cas vraiment à part en terme de réussite). Après, j’y suis allée avec ma maman et une de mes soeurs et on a passé un si bon moment que je finis par avoir beaucoup de tendresse pour ce film par extension :-)

    6. Tonie Behar dit :

      @Marlène : c’est vrai qu’on passe vraiment un très bon moment en le voyant ! en fait c’est un film qu’il ne faut pas intellectualiser !