Ce que j’ai vraiment pensé de « Si c’était lui » !

Ce soir je passe à la télé !

Ayant été reçue par Frédéric  Taddéï  sur le plateau de La grande soirée cinéma pour commenter « Si c’était lui » d’Anne-Marie Etienne,  j’en profite pour détailler ici ce que j’ai vraiment pensé du film. L’analyse que j’en ai faite sur le plateau a été plus que succincte car nous avons rapidement dérivé du film pour parler de la comédie romantique en générale.

Le Pitch
Valentin (Marc Lavoine) a tout perdu –  sa petite amie, son job et son appartement – sauf son humour et sa passion pour le cinéma.  Il squatte dans les beaux quartiers chez un oncle absent. Sur le même palier, Hélène (Carole Bouquet) et son fils Jérémy. Forte et indépendante, Hélène est une auteure à succès qui pourfend à travers ses livres les inégalités sociales et les a priori.
Entre eux, un chat qui va et vient, un fils en quête de père, une sœur (Florence Foresti, géniale !) en quête d’amoureux, un éditeur coincé et des différences auxquelles nos deux personnages vont se cogner pour mieux se rapprocher 

Ce n’est pas Cinderella mais Cinderello !
Souvent dans les belles histoires d’amour, on voit la bergère épouser le prince ! Anne-Marie Etienne  prend le contrepied du schéma traditionnel de la comédie romantique en choisissant une héroïne au statut social plus élevé que celui du héros : elle est une auteure à succès, il est  quasi SDF !
Un procédé original qui a déjà fait ses preuves (cf. : le merveilleux Coup de foudre à Notting Hill)

La réalisatrice pousse le bouchon encore plus loin en attribuant à son héroïne le privilège de la culture (elle est écrivain et fréquente des intellectuels, il porte un bleu de travail taché de peinture) et même de l’âge car Hélène est explicitement plus « mûre » que Valentin.

Alors bien sûr, leurs différences apparemment irréversibles vont les mener de la méfiance à l’attirance, de l’attirance au clash, du clash à la séparation et de la séparation à… la réconciliation !
Bien sûr elle veut l’aider, il est trop fier pour accepter
Bien sûr, il rêve, elle est réaliste
Bien sûr, elle est plus humaine qu’elle ne paraît et  il lui moins inculte qu’il n’en a l’air !

Ça fonctionne pendant un moment. On suit leurs échanges avec un certain plaisir, quelques répliques percent à travers les clichés, on apprécie l’immense potentiel comique de Florence Foresti et les yeux révolver de Marc Lavoine (d’ailleurs, on ne croit à cette histoire improbable QUE parce que Valentin a la tête de marc Lavoine !)

Mais l’intrigue s’essouffle rapidement, trop de clichés, trop peu d’humour, pour basculer dans un grand n’importe quoi ! Une voix off surgit d’on ne sait où, les personnages agissent sans rime ni raison, et le switch final est… limite débile !
Au final, j’ai passé un moment agréable… mais pas génial !

Rendez-vous sur France 3 ce soir après le film, vers 00:25 !

Si c’était lui  (2007)
Réalisé par Anne-Marie Etienne, avec Marc Lavoine, Carole Bouquet, Florence Foresti…
Disponible en DVD