Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi

Vous ai-je dis que je considérais Katherine Pancol comme la première auteure française de Chick lit’? Oui, dans sa bio que vous pouvez consulter ici .                                                                   

Donc, c’est fait. J’ai lu l’ultime ( ?) pavé de la saga animalière de Pancol : après les crocodiles et les tortues, Pancol a mis des écureuils dans son titre (et dans ses pages). Petits rongeurs moins flippants, plus légers que les batraciens précédents – à l’image de ce troisième opus de la tribu des Cortès.

J’avoue qu’à la fin des 850 pages (oui, quand même) de ce pavé estival, je me suis posée la question : que s’est-il passé au juste ? qu’a-t-elle dit ? C’est le paradoxe de ce roman fourmillant de détails… (en fait il s’agit d’une ode au détail !) c’est  très dense et pourtant, il ne contient que quelques intrigues vaseuses. Mais dès qu’on a tourné la première page, on ne lâche pas le roman.

Dans les deux premiers tomes, Joséphine Cortès était cocue par son mari Antoine, puis larguée toute seule à Courbevoie avec ses deux filles Hortense et Zoé.  Elle faisait le nègre pour sa sœur, la belle Iris, copinait avec la fille cachée de la reine d’Angleterre  et ruminait sur la noirceur de sa mère qui l’avait laissée se noyer quand elle était enfant, préférant sauver Iris. Puis l’ex-mari mourait, dévoré par un crocodile, la sœur Iris se faisait assassiner pervers sadique amateur de tortues et Joséphine tombait amoureuse de son beau-frère devenu veuf. Vous suivez ?

Les écureuils de Central Park continuent dans la même verve abracadabrantesque. C’est du mélo, c’est du feuilleton à rebondissements multiples, c’est dégoulinant de bon sentiments et de situations aberrantes. C’est énorme, succulent et ridicule à a fois

Katherine Pancol est une conteuse. Elle nous embraque dans son histoire, invente des fiancées, des sorcières, des jaloux couverts de furoncles, des bébés au génie précoce,  des princes charmants, des monstres, des enfants, des parents, des maris, des amants, des amies, des ennemis, elle mixe le tout dans une écriture comment dire… tout sauf minimaliste et ça marche !

Dans les écureuils de Central Park… ici une belle histoire se tisse entre Gary et Hortense (une vraie héroïne de chick lit’ celle-là!),  là Marcel Josiane et leur fils Junior (un génie de deux ans) tentent de déjouer les pièges d’Henriette la sorcière, plus loin Joséphine  fait l’amour dans un coin sombre de l’opéra. On est à Londres, à Paris à New York, en Ecosse dans un vieux château hanté.  L’histoire est impossible à résumer.  Mais si vous avez aimé les deux premiers volumes, vous adorerez celui –là. 

Commentaires

  1. Al3x dit :

    Comme vous l’avez très justement dit, l’histoire est impossible à résumer !
    L’auteure mélange tout ce qui fait la vie, et le lecteur se retrouve agréablement pris dans une toile de détails tantôt drôles, tantôt plus touchants.
    Une fois la première page tournée, plus moyen de reculer !

  2. Tonie Behar dit :

    Bonjour Alex,
    c’est vrai, Pancol a vraiment ce talent de savoir raconter des histoires. Les anglo-saxons appellent ce genre de romans des « page-turner » !