Susann Jacqueline

Jacqueline Susann (1918 – 1974) a été une icône des années 60.
Elle est  née un 20 août à Philadelphie. A seize ans, elle se rend à New York pour devenir comédienne. Elle décroche de petits rôles et rencontre Irving Mansfield, producteur de cinéma et de télévision. Le couple se marie en 1939 à la synagogue Har Zion de Philadelphie  et dès lors, Irving Mansfield n’aura de cesse de promouvoir la carrière de sa femme (il sera toute sa vie d’un dévouement à toute épreuve, malgré quelques infidélités avérées de Jacqueline qui, dit-on n’était pas sexuellement attirée par son mari…). Elle apparaît dans une sitcom, joue à Broadway, écrit un show qui s’arrêtera après seulement 37 représentations… En 1946 Mansfield et Susann ont un fils – Guy – qui sera diagnostiqué autiste à l’âge de trois ans. L’enfant sera placé dans un établissement spécialisé. Le couple prétend que Guy est asthmatique et fréquente une école en Arizona, réputé pour son climat sain.  Toute sa vie, Jacqueline Susann sera rongée par la culpabilité d’avoir éloigné son fils.
En 1955, elle décroche un contrat de chroniqueuse de mode à la télévision newyorkaise (New York programme) et acquiert son caniche Joséphine, qu’elle habillera avec des tenues ultra fashion assorties aux siennes. Son expérience avec sa chienne lui inspirera l’écriture de son premier roman Every Night, Josephine! qui connaîtra un succès suffisant pour lui donner l’envie d’en écrire un deuxième. En 1962, Jacqueline  Susann apprend qu’elle contracté un cancer du sein. Elle subit une mastectomie le 27 Décembre 1962, mais garde sa maladie secrète et commence l’écriture de son nouveau livre deux mois après son opération.  Ce sera Valley of the Dolls (la vallée des Poupées), qui décrit la vie de trois jeune femmes décidées à faire carrière dans le monde du spectacle.  Les « poupées » mentionnées dans le titre étant les pilules que chacune des héroïnes consomme pour supporter son existence. Ce roman qu’elle porte en elle depuis plusieurs années commencera par être refusé par différents éditeurs avant d’être accepté par Cassel. Dès sa parution le 10 février 1966, c’est le livre de tous les records. Il s’en vendra plus de 30 millions d’exemplaires à travers le monde et il terminera le Guinness des Records. Considéré comme le premier roman à clefs (ses personnages aurait été inspiré de célébrités de la vie réelle, comme Judy Garland Ethel Merman ou Marilyn Monroe)  d’un auteur féminin à atteindre de tels sommets de vente, Valley of the dolls ouvrira la voie à des consœurs comme Jackie Collins qui déclineront à l’infini le thème de la vraie vie des riches et célèbres…  En 1967, le livre a été adapté dans un film éponyme, avec Patty Duke, Barbara Parkins et Sharon Tate. Jacqueline Susann y fait une brève apparition. Le film sera également  un carton commercial… éreinté par les critiques.
En 1969 paraît « The love machine » qui restera numéro un sur la liste des best-sellers pendant plus de cinq mois avec un tirage de plus de 4 500 000 exemplaires aux U.S.A. Une partie du succès de Jacqueline  Susann est du aux efforts inlassables de son mari Irving Mansfield. Le couple a voyagé dans le monde entier pour la promotion des romans et dédicacé dans des centaines de librairies. Jacqueline Susann fait également des apparitions fréquentes à la télévision, en particulier en tant qu’invité sur des talk-shows où son sens de la répartie fait merveille.
Le 11 Janvier 1973, Jacqueline Susann apprend que son cancer était revenu,  mais réussit à terminer l’écriture de son dernier roman, Once Is Not Enough (une fois ne suffit pas). Il sera classé numéro 2 des ventes aux Etats-Unis pour l’année 1973. La santé de Jacqueline Susann décline rapidement. Elle mourra le 21 septembre 1974 à  l’âge de 56 ans. Ses derniers mots, adressés à son mari seront : « Hiya, doll. Let’s get the hell outta here. »

En 1984 Irving Mansfield à écrit un livre consacré à sa femme : « Jackie, la souffrance et la gloire ».